Peux-tu nous expliquer ton métier et à quoi sert MiiMOSA ?

MiiMOSA a deux missions : financer la transition agricole et alimentaire (nous ne publions que des projets en phase avec les enjeux climatiques, environnementaux et sociétaux du 21ème siècle), et créer du lien entre les citoyens et les porteurs de projet du monde agricole et alimentaire par le biais du financement.

Il existe deux offres de financement participatifs chez MiiMOSA :

-Le don avec contrepartie : vous donnez de l’argent pour faire vivre le projet qui vous plait, vous recevez en échange une contrepartie en nature

-Le prêt participatif : vous prêtez de l’argent à un porteur de projet, avec un échéancier et un taux convenu à l’avance, et le porteur de projet vous rembourse capital + intérêt selon cet échéancier.

Coté porteur de projets, il y a pleins d’intérêts à passer par ce type de financement, que je ne vais pas détailler ici par soucis de concision. Mon travail consiste à trouver des porteurs de projet et de leur proposer de se faire financer tout ou une partie de leur projet via MiiMOSA, avec un focus sur le financement en prêt.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton activité ?

Quand on parle financement avec les agriculteurs, il faut être un peu technicien en agronomie, en financement, en gestion, en fiscalité, en juridique. J’aime acquérir et développer ces connaissances transversales. C’est extrêmement gratifiant de les réinvestir pour apporter à mes interlocuteurs un bon conseil au bon moment !

J’ai également beaucoup d’admiration pour les agriculteurs, j’apprends beaucoup avec eux, c’est très valorisant.

On entend souvent parler de transition alimentaire, mais de quoi s’agit-il ? 

Pour faire simple et pragmatique, la transition alimentaire, c’est tourner le paquet pour consulter la liste des ingrédients lorsque nous sommes au supermarché. C’est se questionner sur la provenance de nos aliments, du mode de production, et de la saisonnalité.

A ton avis, est – il trop tard pour sauver la planète, et si ça n’est pas le cas, que peut-on faire ?

Le rapport du GIEC est sans équivoque, le réchauffement climatique passé a déjà des conséquences irréversibles : notamment une augmentation de la fréquence des épisodes météorologiques extrêmes qui compliquent le travail de nos agriculteurs (tempêtes, grêles, gels, sécheresses etc.)

Il n’est pas trop tard pour limiter la casse ! C’est la somme de petits efforts individuels qui fera la différence, ce qui incitera sans doute les journalistes et politiques à s’emparer (enfin) sérieusement du sujet.

Je ne prétends pas être un modèle de vertu en la matière ! Mais je profite de la tribune pour planter une petite graine en prenant un exemple.

Manger de la tomate « fraiche » en hiver c’est sans intérêt car :

-pas bon

-moins nutritifs

-produit en serre chauffée (donc un coût/énergétique et environnemental supplémentaires)

Tout ça pour dire, que d’après moi il faut essayer ne serait-ce qu’une fois de temps en temps, de cuisiner des produits frais, locaux ET de saisons, c’est triplement cool car :

-c’est bon pour les papilles

-c’est bon pour la santé

-c’est bon pour l’environnement

En quelques mots


Ton animal préféré ?

Les chiens

Ton lieu préféré ?

Chez moi, comme tout casanier qui se respecte

Ce qui te mets de bonne humeur le matin ?

Je suis toujours de bonne humeur

L’Oasis en un mot ?

Des gens sympa 😉


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